Make
FREEMIUMLa plateforme d'automatisation au canevas visuel : des scénarios en branches, plus de 3 000 applications connectables et des agents IA, dès 9 $/mois.
Note de la rédaction, basée sur l'analyse des avis utilisateurs et de la documentation disponible.

À quoi sert Make ?
Make (ex-Integromat) est une plateforme d'automatisation no-code : elle relie vos applications pour qu'un déclencheur enchaîne une série d'actions, sans écrire une ligne de code. Le principe est celui de Zapier ou de n8n ; la manière de le faire, non. Chez Make, on ne construit pas une liste d'étapes, on dessine un scénario sur un canevas. Trois briques maison portent la logique : le routeur (envoyer la même donnée dans plusieurs branches selon des conditions), l'itérateur (découper un tableau pour le traiter élément par élément) et l'agrégateur (tout recoller en une seule sortie).
C'est ce vocabulaire visuel qui fait sa réputation : un workflow ramifié se lit d'un coup d'œil, là où une interface linéaire oblige à empiler les conditions. Make revendique plus de 3 000 applications connectables — moins que les 9 000+ de Zapier, nettement plus que les ~500 intégrations natives de n8n — et plus de 400 000 organisations clientes. Né tchèque en 2015 sous le nom d'Integromat, l'éditeur appartient depuis 2020 au groupe Celonis.

La couche IA suit le même parti pris. Les Make AI Agents, disponibles sur toutes les offres, se construisent dans le canevas : on voit quels outils l'agent appelle et dans quel ordre. S'y ajoutent un serveur MCP pour piloter vos scénarios depuis un assistant externe, plus de 350 applications IA (OpenAI, Anthropic Claude, Mistral, Gemini, Perplexity, ElevenLabs…) et, depuis juin 2025, Make Grid, une carte générée automatiquement de tout votre parc d'automatisations.
Comment Make facture ? Le crédit, ex-« opération »
C'est la question qui piège tous les débutants. Historiquement, Make facturait à l'opération ; depuis 2025, l'unité s'appelle crédit, les soldes existants ayant été convertis à 1 pour 1. La règle de base n'a pas bougé : chaque exécution de module compte pour un crédit, quelle que soit la taille des données qui transitent. Ajouter une ligne dans Google Sheets, lire un e-mail Gmail, poster sur Slack : trois modules, trois crédits — à chaque passage du scénario.
La nouveauté de 2026 concerne l'IA. Les modules qui s'appuient sur le fournisseur IA de Make consomment de façon dynamique, indexée sur les tokens réellement utilisés ; le module de code (JavaScript ou Python) coûte 2 crédits par seconde d'exécution. Avec votre propre clé de modèle, vous ne payez que les opérations à Make, et les tokens à votre fournisseur.

| Offre | Facturation annuelle | Facturation mensuelle | Crédits/mois |
|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 0 $ | 1 000 |
| Core | 9 $/mois | 10,59 $/mois | 10 000 |
| Pro | 16 $/mois | 18,82 $/mois | 10 000 |
| Teams | 29 $/mois | 34,12 $/mois | 10 000 |
| Enterprise | Sur devis | Sur devis | Sur mesure |
Deux pièges se cumulent sur la page de tarifs. D'abord la facturation annuelle, sélectionnée par défaut : en mensuel, le Core passe de 9 à 10,59 $. Ensuite le volume : ces prix valent pour 10 000 crédits par mois, et le curseur monte jusqu'à 8 millions. Estimez donc d'abord votre consommation — nombre de modules × fréquence d'exécution — avant de comparer quoi que ce soit.
Make, Zapier ou n8n : à qui s'adresse-t-il ?
Make occupe la case du milieu, et c'est sa force. Il demande plus d'efforts que Zapier, pensé pour qu'un non-technicien parte en cinq minutes, mais bien moins que n8n, qui suppose d'être à l'aise avec le JSON, le code et parfois l'administration d'un serveur — voir notre comparatif n8n vs Zapier. Pour le face-à-face direct, avec les deux grilles tarifaires et le calcul du coût réel d'un même scénario, lisez notre comparatif Make vs Zapier. En échange, Make offre à un profil non développeur une puissance de branchement que le no-code linéaire ne permet pas, pour un ticket d'entrée inférieur à celui de ses deux rivaux. Les trois se retrouvent dans notre catégorie Productivité.
Deux points comptent pour un usage professionnel en France. À la création de votre organisation, Make laisse choisir le centre de données : Union européenne ou États-Unis — un choix définitif, impossible à modifier ensuite. En revanche, l'interface et la documentation restent uniquement en anglais ; vos scénarios manipulent du contenu français sans difficulté, mais l'éditeur, lui, ne se traduit pas.
Quels sont les inconvénients de Make ?
Les avis convergent sur deux points : la lisibilité du canevas, qui se retourne contre lui quand le scénario grossit, et le coût, qui grimpe silencieusement dès qu'un scénario riche en modules tourne souvent. Sur Capterra, Make affiche 4,8/5 sur 407 avis, mais sa sous-note la plus basse est justement la facilité d'utilisation (4,3/5), loin derrière les fonctionnalités et le rapport qualité/prix (4,7/5 chacun).
Le constructeur visuel peut devenir confus sur les scénarios complexes, et la gestion des erreurs n'est pas toujours intuitive.Chinmay K., dirigeant (marketing et publicité), avis Capterra du 9 juin 2025 · traduit de l'anglais
Le même canevas est pourtant ce que d'autres citent en premier comme atout :
Le constructeur de scénarios est suffisamment clair et montre les données circuler entre les modules, ce qui aide beaucoup à déboguer.Lachlan M., responsable informatique, avis Capterra du 14 mai 2025 · traduit de l'anglais
L'offre Free n'a aucune limite de durée : 1 000 crédits par mois, à vie. Sa vraie contrainte n'est pas le volume mais la fréquence — l'intervalle minimum entre deux exécutions y est de 15 minutes. Elle suffit donc parfaitement à valider la logique d'un scénario, mais pas à tester un déclenchement en quasi-temps réel : ça, c'est l'offre Core qui le débloque.
Questions fréquentes
C'est quoi l'outil Make ?
Une plateforme d'automatisation no-code (ex-Integromat) où l'on dessine des scénarios sur un canevas visuel pour relier plus de 3 000 applications entre elles, avec des routeurs, des itérateurs et des agrégateurs.
Make est-il gratuit ?
Oui, l'offre Free est gratuite sans limite de durée : 1 000 crédits par mois et un intervalle minimum de 15 minutes entre deux exécutions. Les offres payantes démarrent à 9 $/mois en facturation annuelle.
Quel est le coût de Make ?
Core 9 $/mois, Pro 16 $/mois et Teams 29 $/mois en facturation annuelle (respectivement 10,59, 18,82 et 34,12 $ en mensuel), pour 10 000 crédits par mois ; au-delà, le prix suit le volume choisi.
C'est quoi une opération chez Make ?
C'est l'unité de consommation, rebaptisée « crédit » en 2025 : chaque exécution d'un module compte pour un crédit, quelle que soit la taille des données. Un scénario de dix modules consomme donc dix crédits à chaque passage.
Lequel est le meilleur, n8n ou Make ?
n8n l'emporte pour les équipes techniques qui veulent auto-héberger leurs données et payer à l'exécution ; Make l'emporte pour les profils non développeurs qui ont besoin de branches complexes sans écrire de code.
Make est-il disponible en français ?
Non : l'interface et la documentation sont en anglais uniquement. Vos scénarios traitent en revanche du contenu en français sans difficulté, et le centre de données peut être placé dans l'Union européenne.
Points forts & limites
Avant de vous abonner, jouez avec le curseur « credits per month » en haut de la page de tarifs : les prix mis en avant (9, 16 et 29 $) ne valent que pour 10 000 crédits par mois. Chaque palier au-dessus — 20 000, 40 000, 80 000, jusqu'à 8 millions — a son propre prix, et c'est là que se joue le vrai budget.