Microsoft ouvre une offre de départ à 60 000 salariés éligibles
Microsoft a ouvert le lundi 26 octobre une offre de départ volontaire à environ 60 000 salariés éligibles dans quatre pays, jusqu'au niveau vice-président. Le chiffre vient de la presse : le billet officiel n'en donne aucun et ne mentionne pas l'IA.

Microsoft a ouvert le lundi 26 octobre une offre de départ volontaire aux salariés éligibles de ses équipes participantes dans quatre pays. Le billet « Introducing a Voluntary Exit Offer », publié sur le blog officiel, est signé d'Amy Coleman, qui dirige les ressources humaines.
Environ 60 000 salariés y sont éligibles, selon des porte-parole de Microsoft et des sources proches du dossier cités par la presse américaine. Rien n'est encore décidé : la décision doit tomber début décembre, pour un départ le 31 décembre.
Les 60 000 désignent des salariés éligibles à une offre, pas des départs annoncés ni des licenciements, à l'opposé des 4 800 licenciements de juillet. Le nombre réel de départs ne se connaîtra qu'après la date limite, début décembre.
Ce qu'annonce Microsoft
Le billet reprend une communication interne publiée sur Viva Engage. L'offre s'adresse aux salariés éligibles des équipes participantes au Canada, en Inde, au Royaume-Uni et aux États-Unis, au niveau 70 et moins. Ceux qui acceptent quitteront l'entreprise avec, écrit Amy Coleman, « un soutien financier et des ressources de planification de carrière » (traduit de l'anglais).

Un chiffre que le billet officiel ne donne pas
Le texte d'Amy Coleman ne contient aucun nombre : les 60 000 viennent de porte-parole de Microsoft cités par Business Insider et Bloomberg. Une personne au fait du dossier avance auprès de CNBC environ 27 % des 223 000 salariés temps plein. Bloomberg écrit que l'offre vise « environ un quart de l'ensemble de ses effectifs » (traduit de l'anglais).
Qui est concerné, qui ne l'est pas
Officiellement, l'offre vise les équipes participantes des quatre pays, au niveau 70 et moins. Selon un porte-parole cité par Bloomberg, elle monte jusqu'au niveau vice-président.
Le billet dit que certaines organisations participent et d'autres non, sans les nommer. The Verge, qui cite des sources proches du dossier, liste parmi les participantes les équipes expériences IA, Microsoft Copilot, CoreAI, Windows et Devices, Xbox, finance et ressources humaines. Le même article place cloud + IA, MicrosoftAI et les affaires juridiques et institutionnelles en participation partielle, d'après ses seules sources ; sont exclues le marketing, l'activité commerciale, la découverte et le quantique, la sécurité.
Microsoft dit n'avoir prévu aucune autre offre de ce type pour l'instant. Une note interne consultée par The Verge ajoute qu'une nouvelle offre reste possible là où un besoin métier ou en effectifs se présenterait, et que l'offre ne repose pas sur l'âge, l'ancienneté ou la performance.

Une indemnité calquée sur le barème standard
Microsoft écrit seulement que les conditions reprennent celles de son indemnité de départ standard. Le barème américain de référence, publié par Business Insider avec des offres de juillet, donne un ordre de grandeur.
| Barème standard américain | Montant |
|---|---|
| Minimum | 60 jours de salaire de base, avec maintien sur la masse salariale |
| Plafond pour la plupart des salariés | jusqu'à 39 semaines de salaire de base, selon séniorité et ancienneté |
| Niveaux 64 et moins | 1 semaine de salaire par 6 mois de service |
| Niveaux 65 à 67 | 2 semaines de salaire par 6 mois de service |
Aucune cible de participation n'est annoncée cette fois, toujours d'après CNBC.
L'IA, un lien que Microsoft ne fait pas
Ni « intelligence artificielle », ni chiffre, ni justification par les investissements : le billet officiel ne fait aucun lien avec l'IA. Le cadrage vient de la presse. Bloomberg y lit une réduction des coûts pour l'ère de l'IA ; CNBC un équilibre entre infrastructure d'IA coûteuse et efficacité du capital.
Microsoft avait dit en juillet attendre plus de 50 milliards de dollars d'investissements sur le trimestre clos fin septembre. Le fait qui nourrit ce cadrage : des organisations IA figurent parmi les participantes, de Copilot à CoreAI.
L'action a gagné environ 1 % le lundi de l'annonce, selon l'Associated Press, et les résultats tombent deux jours après. Les précédents, publiés le 29 juillet, sont détaillés dans notre analyse.
Deux précédents dans l'année
Au printemps 2026, Microsoft avait ouvert son premier programme de départ à la retraite, aux États-Unis seulement. Il visait les salariés dont l'âge additionné aux années de service atteint 70, au niveau 67 et moins, soit environ 9 000 éligibles. Plus de 30 % l'avaient accepté selon l'entreprise.
En juillet, l'entreprise a licencié 4 800 personnes, environ 2,1 % de ses effectifs mondiaux, surtout chez Xbox et dans les ventes commerciales. Selon Fortune, citée par The Verge, Asha Sharma, qui dirige Xbox, préparerait de nouvelles vagues de licenciements.
Ce que l'annonce ne dit pas
Restent sans réponse officielle : le montant exact de l'indemnité, le nombre d'éligibles par pays, et les organisations partiellement participantes, vues seulement par The Verge. Deux échéances permettent d'y voir plus clair : les résultats de mercredi, puis les décisions début décembre. Si vous êtes concerné, le détail de votre offre arrive par mail dans les heures qui suivent l'annonce.



